Les vitraux de l'église 

On apprend dans les biographies sur Léon Zack qu’il réalisa une trentaine de projets de vitraux dans des églises anciennes et modernes. En Alsace il en réalisa plusieurs: les premiers à Urschenheim et Kirschberg en 1951, le Sacré-Coeur à Mulhouse en 1957 et l'église Saint Vincent de Paul à Strasbourg Meinau. Ses vitraux sont toujours abstraits et de facture très géométrique. En rapport avec le vitrail nous lirons chez Zack : « Pour ma part pour autant qu’il me soit possible de diriger lucidement mon action je vise à ordonner le chaos qui résulte de la vie frénétique que nous menons". Nous pouvons dire que les vitraux d'Urschenheim, réalisés dans une expression très dépouillée, probablement par économie, répètent un même motif géométrique, des segments de cercle selon diverses modulations.

  

Deux couleurs dominent : la nef est inondée d'une douce lumière créée à partir d'un contraste de rouges et de jaunes, le choeur se différentie nettement avec un contraste composé de nuances complémentaires de violets et de jaunes. Ces ambiances avaient été accentuées en traitant les murs de la nef avec un rose et un gris choisis dans les teintes pré- existantes sur la chaire, élément mobilier d'origine; le chœur resta neutre et seul un gris clair y fut appliqué.