Jean-Baptiste SCHMITT

Fusillé par l'ennemi le 20 septembre 1870 à Marckolsheim

Plaque commémorative apposée à l'entrée du cimetière de Marckolsheim

En 1870, un triste événement et émeut la population du village. C’est le début de la guerre franco-allemande. La forteresse de Neuf Brisach résiste jusqu’au 10 novembre. Dans les villages environnants se trouvent des troupes allemandes qui reçoivent du renfort après la reddition de la ville de Sélestat. Le 18 septembre 1870, une patrouille allemande venant de Marckolsheim traverse le canal à l’écluse de Baltzenheim. Elle est reçue par des coups de feu venant du bois tout proche. Un cheval est tué. La patrouille se retire pour revenir avec du renfort. On fouille le bois sans résultat. Une enquête est faite dans les villages proches. Mal renseigné, les Allemands soupçonnent Jean-Baptiste SCHMITT d’Urschenheim et Chrétien HAURY de Durrenentzen. Ils sont arrêtés, et après un procès sommaire, conduits à Marckolsheim pour être fusillés au cimetière de cette localité le 20 septembre 1870. Chrétien HAURY est mort de suite. Jean-Baptiste SCHMITT crie « je vis encore » ; le chef du peloton d’exécution met fin à ses jours par un coup de pistolet. Lorsqu’on avait recherché Jean-Baptiste SCHMITT dans le village d’Urschenheim il lui a été conseillé de se cacher, mais convaincu de son innocence il a refusé de se soustraire à son arrestation.