Le monument aux morts 

Comme dans toutes les communes de France, plusieurs habitants de notre village ont succombé durant les combats de la première et seconde guerre mondiale. Un monument placé sur la façade de l’église commémore leur souvenir. Des cérémonies officielles s’y déroulent habituellement aux armistices des 8 mai et 11 novembre, mais il reste avant tout un lieu de recueillement à la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour notre liberté à tous.

 

 

1920 : édification du monument 

 

  
L’édification de notre monument aux morts remonte à l’année 1920. Pour sa réalisation, la commune fait appel à Charles Etterlé, sculpteur à Colmar. Le monument, en grès des Vosges, se trouve intégré dans la façade Est de l’église à droite de la porte d’entrée principale. Il se compose de deux colonnes surmontées d’un chapiteau où l’on peut lire « Mater Dolorosa – ora pro nobis ». Dans la partie basse, les noms des soldats victimes de la grande guerre sont gravés sur une plaque de marbre blanc. Nous y trouvons dans sa partie haute une piéta réalisée par la manufacture de produits céramiques Elchinger de Soufflenheim.

 

 

Ce monument a été érigé pour les paroissiens disparus d’Urschenheim, Muntzenheim et Durrenentzen ; en fait, il porte uniquement sur les personnes de religion catholique, parce que la population d’Urschenheim est uniquement de cette confession à cette époque, et c’est pourquoi plusieurs personnes des villages voisins, annexes de la paroisse d’Urschenheim, s’y trouvent associées.

 

En 1920, les noms suivants y sont gravés :

 

Pour Urschenheim, Bellicam René, Forny Xavier, Huck Eugène, Kretz Alphonse, Muller Georges, Rehm Joseph, Schillinger Michel, Schmitt Adolphe, Schmitt Georges et Schmitt Xavier. Pour Durrenentzen, Bucher Albert, Marchal Emile, Bucher Georges, Noebel Joseph et Noebel Jacques. Pour Muntzenheim, Kuster Edmond.

Le monument aux morts en 1920 

Le monument aux morts après sa rénovation de 1961 

Le coût de la construction du monument aux morts, en 1920, s’élève à 3.172 francs, dont 2.099 francs versés au sculpteur Charles Etterlé et 875 francs à la manufacture Elchinger pour la piéta. Il est à relever que plusieurs céramiques réalisées à la même  époque par la manufacture Elchinger ont fait l’objet d’une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, ce qui mérite une attention particulière lors de l’observation de cet édifice pour sa beauté et sa richesse architecturale. En 1920, une souscription publique auprès des habitants du village  rapporte 2.238,50 francs et atténue les charges d’investissement de la commune

Piéta réalisée en 1920 par la manufacture Elchinger de Soufflenheim